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Les cadres doivent être payés à
leur juste valeur. «Si un cadre vaut 1000 dollars
aux Etats-Unis, il faut qu’on le paie 1000 dollars
en Algérie et pas moins», a martelé le président
de la République. A partir de Sétif, à l’occasion de
la rentrée universitaire 2009/2010, M.Bouteflika ne
s’est pas limité à prononcer un discours. Il a
adopté un langage franc et ouvert une brèche pour
mettre en exergue certaines préoccupations qui sont
derrière la fuite des cerveaux. Ce n’est pas la
première fois que le chef de l’Etat aborde ce sujet,
mais cette fois-ci il a été intransigeant. Pour lui,
le socialisme dicte que les citoyens soient tous au
même niveau, mais cette règle n’est plus valable.
Pourquoi? Il explique qu’il est injuste de mettre
les gens sur le même piédestal. «Si vous avez
Einstein, vous ne pouvez pas le payer au même titre
qu’un enseignant de l’université, c’est inconcevable»,
a-t-il précisé avant d’ajouter qu’«il faut donner
à chacun son droit». En termes plus clairs, le
président de la République a appelé à ce que l’on
fasse la part des choses en donnant au chercheur sa
juste valeur et à l’enseignant ce qu’il mérite.
Ces propos résument toute la problématique de fond,
à savoir la méconnaissance des compétences et leur
marginalisation et, conséquemment, la fuite des
milliers de cadres algériens qui font le bonheur des
centres de recherche occidentaux. D’ailleurs, le
chef de l’Etat a déploré cette situation en
affirmant: «Nous, on plante et ce sont les
Occidentaux qui mangent nos fruits.» Sur ce
point, il a tenu à souligner que «si les
instituts et universités d’un pays comme les
Etats-Unis ont recours à nos étudiants cela prouve
que notre système est en bonne santé».
S’adressant à la famille universitaire, le président
de la République l’a exhortée à trouver une solution
révolutionnaire en mesure de casser les barrières
entre l’université, la société et le monde de
l’économie. Dans ce sens, il a indiqué qu’il
convient d’adopter des systèmes compensatoires plus
attractifs et plus incitatifs afin d’éviter le
phénomène de la fuite des compétences. «Il est
impératif de doter les capacités scientifiques et
techniques nationales de nouvelles compétences aux
fins de garantir l’encadrement des activités de la
recherche en laboratoires, unités et centres et de
mettre au point les mécanismes nécessaires pour
attirer les étudiants en doctorat et les intégrer au
sein des institutions de recherche», a-t-il
souligné. L’Etat s’engage à poursuivre son effort en
matière de promotion de l’enseignement supérieur et
de développement des ressources humaines dans les
domaines de la recherche scientifique sans occulter
la nécessité de réunir tous les moyens
indispensables à l’amélioration de la qualité et de
l’encadrement, et de créer un climat
socioprofessionnel aux enseignants-chercheurs qui
leur permettra d’accomplir leur mission dans de
bonnes conditions.
M.Bouteflika a salué la communauté nationale à
l’étranger qui a exprimé sa disponibilité à
contribuer au développement du pays. Dans son
discours, il a mis l’accent sur l’importance de
renforcer la relation entre l’université et le monde
économique.
«Je pense qu’il est temps de donner une impulsion
décisive à la relation de l’université avec son
environnement économique et social et d’établir un
lien solide entre la sphère de la formation et celle
de l’emploi». Et d’ajouter: «Cette
complémentarité est désormais un impératif urgent en
vue de réaliser des pôles d’excellence et de
compétitivité à même d’employer les meilleures
compétences pour la réalisation de recherches de
développement de haut niveau.»
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Le Président de la République, M. Abdelaziz
Bouteflika, a prononcé, jeudi dernier à
l'université Ferhat Abbas de Sétif, une allocution à
l'occasion de l'ouverture officielle de l'année
universitaire 2009-2010 dont voici la traduction
APS :
Mesdames, Messieurs
«Nous voilà encore une fois réunis avec la famille
universitaire, enseignants, chercheurs, étudiants
et gestionnaires de différents établissements de
l'enseignement supérieur et de la recherche
scientifique, dans le joyau des hauts plateaux
parmi les citoyennes et citoyens de cette belle et
chère contrée.
Tout en les remerciant pour l'accueil chaleureux et
prestigieux qu'ils m'ont réservé et qu'ils me
réservent à chacune de mes visites, ce qui n'est
point étonnant car ils sont pétris dans les valeurs
d'hospitalité et de générosité, j'exprime toute ma
considération à la famille universitaire pour ses
efforts dans l'accomplissement de sa noble mission,
la promotion de l'action pédagogique et la relance
de la recherche scientifique. J'adresse également
mes vives félicitations à tous, étudiantes et
étudiants, pour la persévérance dans leurs études
qui les propulseront, sans nul doute, vers la
réussite.
Cette région occupe une place privilégiée dans
notre histoire moderne. Les populations locales
l'ont imprimée de leurs exploits face au
colonialisme notamment par leurs révoltes
annonciatrices des faits historiques survenus après
le 8 Mai 1945 qui, au-delà des massacres commis par
l'Etat colonialiste et les hordes de colons, dont
l'horreur dépasse tout entendement et qui se sont
étendus à la plupart des régions de notre chere
pays, demeureront la flamme sacrée qui a attisé le
feu de la glorieuse révolution. Elles demeureront
la flamme qui a éclairé la voie vers la liberté en
transformant le désespoir en espoir et brisé le
joug qui emprisonnait notre peuple afin qu'il puisse
recouvrer sa liberté, sa souveraineté et sa
dignité. Et fait de cette liberté, c'est bien cette
université distinguée, l'université Ferhat Abbas
avec tout ce que ce grand homme représente comme
symbole national de culture, de lutte et
d’exemplarité.
L'université de Sétif, où nous nous trouvons
aujourd'hui est, à tout point de vue, un acquis qui
fait la fierté des enfants de la région et de tous
les Algériens. Outre son cachet architectural
moderne, elle a bénéficié d'une extension sans
précédent au plan des structures, des
infrastructures et des fonctions scientifiques et
pédagogiques pour répondre aux exigences
croissantes en matière d'études et de recherche
scientifique dans divers filières et
spécialités.
Ce pôle universitaire ainsi que d'autres
réalisations universitaires et éducatives à travers
le pays s'intègrent en droite ligne de notre
conviction profonde que l'investissement dans les
ressources humaines et l'amélioration de leur
compétences et savoir-faire constituent le socle qui
permet au pays de consolider ses capacités
compétitives dans un monde en perpétuel changement
qui s'oriente résolument vers une nouvelle économie
fondée essentiellement sur le savoir.
Nous sommes fermement résolus à poursuivre les
efforts de développement du système universitaire
et de la recherche dans le cadre du plan
quinquennal en vigueur afin que l'université puisse
répondre efficacement à la demande sociale en
matière d'enseignement supérieur et perfectionner
ses prestations pédagogiques et scientifiques de
manière à se hisser au niveau requis au plan de la
qualité de la formation dispensée et des recherches
effectuées.
Mesdames, Messieurs
La rentrée universitaire revêt un caractère
particulier. Elle permet d'accéder au système de la
formation supérieure qui doit mener au processus de
la qualité. La mise en œuvre du système des classes
préparatoires aux Ecoles nationales supérieures au
niveau des établissements universitaires dans
différentes régions, l'ouverture d'Ecoles nationales
spécialisées en technologies, en sciences de
gestion, en journalisme et en sciences politiques
ainsi que le lancement de filières d'inscription
nationale dans de nombreux établissements
universitaires dans différentes wilayas du pays,
établissements qui seront, à court terme, des pôles
d'excellence universitaires dans de nombreuses
spécialisations prioritaires, constitueront une
amorce décisive de ce long processus. Cette amorce
est favorisée par un encadrement pédagogique de
qualité, des méthodes d'enseignement modernes, un
fonds documentaire riche et un environnement de
recherche idoine.
La réforme de l'enseignement supérieur qui a
atteint une étape avancée par l'élargissement de la
formation dans le troisième cycle, soit le
doctorat, ainsi que l'élargissement du système de
licence-mastère-doctorat par la mise en place de
nouveaux diplômes, renforceront sans nul doute les
opportunités d'amélioration de la qualité de
l'enseignement, des connaissances et de la
performance pour les diplômés de l'enseignement
supérieur.
Parmi les objectifs de la réforme entamée, il y a
lieu de citer la refondation des programmes et des
systèmes de formation à la lumière des compétences
pédagogiques, scientifiques et technologiques des
établissements universitaires dans leur étroite
harmonie avec les exigences effectives des secteurs
industriel et social et ce, dans le cadre d'un
partenariat réel, permanent et adapté avec la
dynamique de mutation, véritable corollaire du
développement socio-économique.
Le développement que vit le pays dans tous les
domaines a révélé le besoin des entreprises
publiques et privées en compétences
professionnelles qui leur permettent d'investir
dans les innovations et de renforcer leurs
capacités productives et compétitives.
Il s'avère donc urgent d'établir le lien entre
l'université et l'entreprise de manière plus
précise et plus efficace et de le généraliser pour
englober les étudiants, les enseignants et les
chercheurs non pas uniquement pour la consécration
du système LMD, mais pour faire aboutir les
réformes de l'enseignement et lier la recherche
universitaire aux exigences de
développement.
Mesdames et Messieurs,
Si le slogan de la rentrée universitaire 2009-2010
est ‘’la valorisation des résultats de la recherche
scientifique et technologique et l'encouragement de
l'innovation pour une recherche scientifique
utile’’, il convient de souligner que la recherche
scientifique constitue, aujourd'hui, à la lumière de
la mondialisation de l’économie et des échanges,
l'une des plus importantes ressources, voire la
plus importante du développement
économique.
L'exploitation de ces ressources à travers
l'innovation et la valorisation des produits et des
services technologiques à forte valeur ajoutée
repose essentiellement sur la capacité de maîtrise
des applications de la science. Elle garantit
l'amélioration de la performance des entreprises
économiques, la hausse de la production et la
réalisation de la compétitivité. Vous n'êtes pas
sans savoir que dans le contexte d'une
mondialisation galopante et de l'émergence de
nouveaux modes d'organisation économique et
sociale, marqués par l'intensification des
investissements en matière d'innovation et le
recours croissant aux sciences et à leurs
applications dans la production, à la faveur du
développement de l'économie du savoir et de la
société de l'information, il n'y a de place que pour
les sociétés dotées d'entreprises fortes et
compétitives et jouissant de ressources humaines
hautement qualifiées et compétentes capables
d'assurer une bonne gestion, de développer
l'investissement et la production, de garantir la
qualité et de remporter des marchés.
La problématique du transfert, de la consécration
et de la reproduction des connaissances et de leurs
applications en vue de permettre aux entreprises
d'améliorer leurs performances et leur potentiel
compétitif, constitue un enjeu économique et social
de première importance. Cette problématique ne
concerne pas un secteur précis, mais doit être
appréhendée dans le cadre d'une vision globale en
vue de sa concrétisation dans tous les
secteurs.
Nous allons, dans ce cadre, suivre avec un intérêt
particulier le programme quinquennal dans le
domaine de la recherche scientifique et du
développement technologique, qui bénéficie d'une
enveloppe financière représentant le double de
celle allouée au programme 2005-2009.
Nous souhaitons que les résultats de ce programme
contribuent au renforcement de nos capacités
industrielles et appuient l'investissement dans le
domaine de l'innovation, par la mise en place d'un
vaste programme, en coordination avec le secteur
économique en général, et les secteurs industriel,
énergétique, minier et des petites et moyennes
entreprises en particulier.
Je pense qu'il est temps de donner une impulsion
décisive à la relation de l'université avec son
environnement économique et social et d’établir un
lien solide entre la sphère de la formation et celle
de l'emploi.
Pour ce faire, il importe d'asseoir des cadres de
travail communs entre les universités et les
centres de recherche d'un côté, et entre les
entreprises économiques et les institutions
nationales de l'autre. Cette démarche sera
bénéfique aussi bien au développement économique
que cognitif.
Cette complémentarité est désormais un impératif
urgent en vue de réaliser des pôles d'excellence et
de compétitivité à même d'employer les meilleures
compétences pour la réalisation de recherches de
développement de haut niveau.
Il s'agit là d'une démarche sérieuse que nous
encourageons, dans le cadre d'une organisation
judicieuse des compétences nationales, tout en
veillant à la préservation de la propriété
intellectuelle et en oeuvrant au développement de
la culture de la créativité.
Nul doute que les trois pôles compétitifs dans le
domaine des industries électroniques au niveau de
Sétif, Sidi Bel-Abbès et Blida, contribueront après
l'achèvement de la réalisation des centres de
recherche qui leur sont consacrés, au développement
de l'industrie des semi conducteurs, notamment après
la concrétisation de la grande plateforme
technologique de la technologie des
semi-conducteurs au niveau du centre de
développement des technologies avancées à Draria.
La réalisation de centres de recherche spécialisés
en technologies agroalimentaires à Béjaïa, en
sciences et génie des matières à Tlemcen, en
micro-technologies à Boumerdès et en sidérurgie à
Annaba, outre les nouveaux projets de centres de
recherche scientifique, prévus dans le cadre du
programme 2008-2012, favorisera l'émergence de
véritables pôles d'excellence dans les villes
universitaires concernées.
Mesdames et Messieurs,
Le système national de recherche a rencontré, par
le passé, d'énormes difficultés qui ont entravé son
parcours. Toutefois, il a amorcé, ces dix dernières
années, un départ prometteur avec une nouvelle phase
d'organisation, qui a permis de tracer une
politique claire avec des objectifs précis et
d'adopter des programmes judicieux. Ces derniers
ont été accompagnés de l'affectation de fonds
nécessaires à l'édification d'un système national
efficace en matière de recherche scientifique et de
développement technologique, dont les résultats
seront mis au service du développement de
l'économie nationale et de l'amélioration des
conditions de vie du citoyen algérien.
Cette démarche commence d'ailleurs à donner ses
fruits, à travers l'application des dispositions
pertinentes de la loi d'orientation et du programme
quinquennal dans le domaine de la recherche
scientifique et du développement
technologique.
Il convient ici de souligner que les capacités
scientifiques ont été renforcées. La production
scientifique et technique s'est, elle, développée
considérablement, comme en témoigne l'augmentation
du nombre d'enseignants chercheurs, d'ingénieurs et
de techniciens. Les efforts déployés et
les résultats obtenus à ce jour restent en deçà de
nos aspirations. Il est donc fondamental de
poursuivre l'action, de persévérer dans l'effort et
d'accorder davantage d’intérêt à la recherche de
base et celle appliquée dans les différentes
spécialités. Cela nous permet de prendre en charge
les problèmes que pose le développement économique
et social de la nation et de s'adapter à
l'évolution enregistrée dans les domaines de la
science et des techniques pour permettre à notre
pays d'être au diapason de la dynamique du
développement mondial.
Mesdames et Messieurs,
L'Etat poursuivra son effort en matière de
promotion de l'enseignement supérieur et de
développement des ressources humaines dans les
domaines de la recherche scientifique sans occulter
la nécessité de réunir tous les moyens
indispensables à l'amélioration de la qualité et de
l'encadrement et de créer un climat
socio-professionnel aux enseignants-chercheurs qui
leur permet d'accomplir leur mission dans de bonnes
conditions. Il convient aussi d'adopter des
systèmes compensatoires plus attractifs et plus
incitatifs dans le but de renforcer les capacités
scientifiques et techniques nationales et d'éviter
le phénomène de la fuite des cerveaux et des
compétences.
Il est impératif de doter les capacités
scientifiques et techniques nationales de nouvelles
compétences aux fins de garantir l'encadrement des
activités de la recherche en laboratoires, unités
et centres et de mettre au point les mécanismes
nécessaires pour attirer les étudiants en doctorat
et les intégrer au sein des institutions de
recherche.
Le fait d'organiser les compétences nationales, de
tirer profit des expériences des chercheurs
algériens résidant à l'étranger et d'assurer leur
contribution à l'effort national de promotion de la
recherche demeure un but à atteindre pour former un
noyau d'expériences nationales solide et
concrétiser les objectifs de la politique nationale
en matière de recherche scientifique et de
développement technologique. Nous avons perçu chez
notre communauté à l'étranger, que je salue et à
qui j’exprime ma considération, une pleine
disponibilité à contribuer au développement du
pays. La mise en place de réseaux thématiques dans
le domaine de la recherche grâce à toutes ces
compétences, est une preuve du profond attachement
de cette communauté à sa patrie.
Le renforcement des capacités nationales dans la
recherche scientifique devra indubitablement mener
à l'établissement d'un système national de
prospection stratégique, technologique et économique
capable, s'il venait à être associé à des systèmes
d'information scientifique et technique, de
constituer une ossature solide au développement
économique, social et culturel du pays.
Vous n'êtes pas sans savoir qu'il est impossible de
concevoir ou de réaliser un projet de développement
durable global en dehors des conditions d'une
réalité civilisationnelle. La civilisation est
l'émanation du sens créatif du citoyen, un citoyen
imprégné de connaissances, nourri de sa culture,
attaché à sa terre, affirmé dans son identité et
ouvert au patrimoine cognitif universel.
Nous veillons à trouver des formules cohérentes
dans notre système éducatif et universitaire, entre
les sciences exactes et la technologie et les
sciences sociales et humaines, sciences dont notre
pays a grandement besoin pour promouvoir sa culture
et son identité. Cet effort est dicté par le souci
de trouver un système homogène au service de
l'individu et de la société que nous ambitionnons
d'édifier pour garantir une dynamique équilibrée
pour un développement matériel et humain au sein
d'une société algérienne moderne et
authentique.
Vous convenez que la réalisation d'un développement
équilibré dans le cadre d'une culture éclairée et
de valeurs nobles prémunira notre peuple en
particulier les jeunes, contre les dérives et les
différents fléaux qui le guettent et menacent son
avenir.
Mesdames et Messieurs,
Les anciens grecs appelaient l'université "Alma
mater". Elle est en effet, un pôle de savoir, de
recherche et d'innovation. Elle est aussi un espace
de rayonnement et de culture sociale dans ses
volets national et humain fondé sur le dialogue,
l'ouverture et la tolérance sans fanatisme, sans
extrémisme.
De tout temps, nous avons rêvé d'une université qui
soit un centre de rayonnement cognitif et
civilisationnel.
Il n'y a pas de contradiction entre la politique de
démocratisation de l'enseignement et le concept
d'élite. La démocratie veut que le pays offre à
tous ses enfants, filles et garçons, les mêmes
chances pour apprendre et réussir. La démocratie
veut aussi que l'Etat et la société expriment
reconnaissance et considération aux lauréats,
porteurs du flambeau de la réussite et de
l'excellence, bâtisseurs de la gloire et de la
civilisation.
Nous sommes résolus, avec l'aide de Dieu et grâce
aux efforts de tous, à mettre en exécution la
stratégie nationale entamée depuis des années et
finaliser tous les projets retenus qui donneront
une impulsion nouvelle à l'effort des générations
montantes sur la voie de la continuité et de la
renaissance escomptée.
Mesdames et Messieurs,
L'Algérie fonde un grand espoir sur les talents
créatifs sincères. Celui du peuple est encore plus
grand. Il est certain que c'est par l'effort et la
persévérance qu'elle parviendra à surmonter les
séquelles des années difficiles et à atteindre ses
objectifs de développement durable, de prospérité et
de progrès.
Je réitère mes vifs remerciements et ma
considération à la famille de l'enseignement
supérieur et de la recherche scientifique pour la
noble mission qu'elle assume, pour le devoir
qu'elle accomplit, et déclare officiellement
ouverte l'année universitaire 2009-2010.»
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13/11/2009 |
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رئيس الجمهورية
خلال إشرافه على افتتاح السنة
الجامعية الجديدة |
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الدولة مستمرة في دعم التعليم العالي
وتحفيز الأسرة الجامعية
أكد رئيس الجمهورية السيد عبد العزيز
بوتفليقة عزم الدولة مواصلة دعمها
لقطاع التعليم العالي وتطوير المنظومة
الجامعية والبحثية، بتوفير جميع
الإمكانيات ومناخ مريح للأساتذة
باعتماد أنظمة تحفيزية لتعزيز قدراتهم
العلمية، مع وضع ميكانيزمات وآليات
تتماشى ومتطلبات الحاضر، حفاظا على
الكفاءات لتفادى ظاهرة هجرة الأدمغة،
مضيفا أن إصلاح التعليم العالي، سيعزز
لا محالة من فرص تحسين نوعية التعليم
ورفع الكفاءات المعرفية والمهارات
لخريجي التعليم العالي..
وأوضح رئيس الجمهورية خلال إشرافه على
افتتاح السنة الجامعية
الجديدة2010/2009 أول أمس بسطيف، أنه
يتابع باهتمام بالغ البرنامج الخماسي
للبحث العلمي والتطوير التكنولوجي،
الذي خصص له غلاف مالي بقيمة ضعف ما
تم رصده للفترة2005 / 2009، بغية أن
تساهم نتائجه في القدرات الصناعية،
مؤكدا على دعم الاستثمار في الابتكار،
بوضع برنامج واسع بالتعاون مع مختلف
القطاعات لاسيما الاقتصادية منها..
واغتنم رئيس الجمهورية فرصة تواجده
بجامعة "فرحات عباس" للإشادة بالبعد
الذي أخذته هذه الأخيرة، لاسيما في
مجال الانجازات العصرية، حيث عرفت
توسعا غير مسبوق في الهياكل والمرافق
العلمية والبيداغوجية، بما يستجيب
للاحتياجات المتنامية للدراسة والبحث
العلمي في مختلف الشعب والتخصصات، وهو
ما ينسجم مع قناعة الدولة الرامية إلى
الاستثمار في الموارد البشرية وتحسين
كفاءاتها ومهاراتها.
وأضاف رئيس الجمهورية أنه عاقد العزم
على مواصلة جهود تطوير المنظومة
الجامعية والبحثية، في إطار المخطط
الخماسي 2014/2010 من أجل تمكين
الجامعة من الاستجابة، بكفاءة واقتدار
للطلب الاجتماعي على التعليم العالي،
والارتقاء بأدائها البيداغوجي والعلمي
بما يضمن بلوغ المستويات المأمولة..
وأكد الرئيس أن الشروع في تطبيق نظام
الأقسام التحضيرية للمدارس الوطنية
العليا، وفتح مدارس في مختلف
التخصصات، سيكون بمثابة انطلاقة
حاسمة، لما تتوفر عليه من تأطير
بيداغوجي نوعي ووسائل تعليمية عصرية،
كما أن دخول إصلاح التعليم العالي
مرحلة متقدمة، بتوسيع التكوين في
الطور الثالث المتمثل في الدكتوراه،
وتوسيع نظام "أل أم دي"، سيعزز من فرص
تحسين نوعية التعليم ورفع الكفاءة
المعرفية لخريجي الجامعات..
وأوضح في سياق متصل أن إعطاء دفع حاسم
لعلاقة الجامعة بمحيطها الاقتصادي
والاجتماعي، والربط الوثيق بين عالمي
التكوين والتشغيل، يتطلب إرساء أطر
مشتركة بين الجامعة ومراكز البحث من
جهة، والمؤسسات الاقتصادية والهيئات
الوطنية من جهة أخرى.
وفي سياق حديثه عن الدعم الذي توليه
الدولة لقطاع التعليم العالي والبحث
العلمي لترقيته، أكد السيد عبد العزيز
بوتفليقة، أن الدولة ستواصل جهودها
لتطوير الموارد البشرية العاملة في
مختلف حقول البحث العلمي، مؤكدا على
ضرورة توفير جميع الوسائل الممكنة
لتحسين النوعية والتأطير وتوفير مناخ
اجتماعي ومهني للأساتذة والباحثين،
لتمكينهم من أداء مهامهم في أحسن
الظروف، واعتماد أنظمة تعويضية أكثر
جاذبية وتحفيزية، بهدف تعزيز القدرات
العلمية والتقنية الوطنية، لتفادي
ظاهرة هجرة الأدمغة والكفاءات.
وبخصوص الكفاءات الوطنية والباحثين
المتواجدين خارج الوطن، أوضح رئيس
الجمهورية أنه آن الأوان لتنظيمها
للاستفادة من خبراتها وضمان انخراطهم
في الجهد الوطني لترقية البحث، وعلى
الدولة الجزائرية أن توفر لهم جميع
الشروط وأن تعطيهم مقابلا بقيمة ما
يتلقوه في الدول الأوروبية
والأمريكية، مضيفا أن الكفاءات
الجزائرية المتواجدة في مختلف دول
المعمورة على استعداد تام للإسهام في
تطوير البلاد..
وأوضح رئيس الجمهورية أن دعم القدرات
الوطنية في مجال البحث العلمي يؤدي
إلى نظام وطني للاستشراف الاستراتيجي
والتكنولوجي والاقتصادي، إذا ما تضافر
مع بناء أنظمة فعالة للإعلام العلمي
والتقني، بإمكانه تشكيل دعامة قوية
للتنمية الاقتصادية والاجتماعية
والثقافية للبلاد، مضيفا أن تحقيق
تنمية متوازنة في ظل ثقافة مستنيرة
وأخلاق سامية، سيعزز أكثر حصانة الشعب
الجزائري، خصوصا فئة الشباب ضد
الانحرافات والآفات التي تترصده وتهدد
مستقبله.
وفي الأخير أكد رئيس الجمهورية أمام
الأسرة الجامعية، وجوب تضافر الجهود،
لجعل الجامعة مركز إشعاع معرفي
وحضاري، يؤثر إيجابا على المجتمع ولا
يتأثر بسلبياته.
سطيف: منصور/ح
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