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La Direction Générale de la Recherche Scientifique
et du Développement Technologique «DGRSDT», en
collaboration avec le Centre d'Etudes et de
Recherche sur l'Information Scientifique et
Technique «CERIST», a organisé le 30 mai 2010 au
CERIST, « la deuxième rencontre nationale sur la
mise en place d'un système national de documentation
en ligne » dans le domaine des ressources numériques
avec la participation des responsables de la
recherche des établissements universitaires et des
centres de recherches ainsi que les responsables des
bibliothèques et de documentation de ces mêmes
établissements.
L'Université Algérienne est confrontée à la
nécessité de moderniser son système de recherche
documentaire bien que certaines universités
enregistrent déjà une évolution
considérable en la matière.
Ce projet assurera à l'ensemble des chercheurs et
des universitaires en Algérie, l'accès à une masse
très importante de ressources documentaires sous
forme numérique «revues scientifiques, e-books,...»
selon des modalités flexibles à partir de leurs
établissements respectifs ou à travers un accès
distant (domicile, cyber café, ...).
Parmi les avantages multiples de ce système, outre
l'accès à l'information scientifique et technique de
qualité, il s'agit de la mutualisation des
ressources numériques et notamment financières mise
en place par les pouvoirs publics.

L’information
scientifique a été de tout temps une voie d’accès au
savoir et à la connaissance. La mise en place d’un
système national de documentation en ligne dans le
domaine de la recherche constituera un nouvel acquis
pour la communauté des chercheurs, pour tendre vers
l’excellence collective par une meilleure
visibilité, donc une meilleure compétitivité.
L’organisation de l’accès, la conservation et la
circulation de l’information sont essentielles
pour nos structures et institutions de recherche,
facilitées par la disponibilité des énormes
gisements accumulés dans les banques de données et
surtout favorisées par les immenses progrès réalisés
par les technologies de l’information et de la
communication à travers l’internet notamment.
Globalement, cette opération permettra à courte
échéance de disposer de revues électroniques qui
permettront un gain de temps dans l’accès aux
articles, une lecture en avance sur le papier, une
impression directe etc.. D’autres avantages sont à
l’actif de cette opération grâce aux liens
hypertextes et les fils RSS. Il s’agit en effet de
naviguer de manière quasi transparente d’une base de
données bibliographique vers un article de
périodique en texte intégral et d’accéder facilement
et rapidement à la mise à jour de ces ressources.
Lors de cette
rencontre destinée aux conservateurs de
bibliothèques universitaires, de vices recteurs des
universités, de directeurs chargés de la recherche,
de fournisseurs d’accès aux abonnements
électroniques on-line, il sera question d’étudier
les approches optimisées pour une utilisation
efficace de ces ressources aux moindres coûts en
fournissant à nos chercheurs des accès à ces
gisements énormes de connaissances, de données et
d’informations.
Plusieurs tentatives
ont été effectuées par des universités et des
centres de recherche, qui ont négocié de façon
dispersée avec des fournisseurs d’accès aux banques
de données, généralement très onéreuses. Les
résultats sont très mitigés (problèmes d’accès à
travers une adresse IP, exploitation peu optimisée
et très ponctuelle), et méritent d’être analysés
sereinement. Au-delà de cet aspect, se pose le
problème de la mise en ligne de nos ressources, la
constitution de nos propres bases de données, ainsi
que leur enrichissement et gestion. De quel type
d’information a-t-on besoin ? (faire un listing des
informations devant être collectées et qui
correspondent à chaque objectif identifié, les
livres, les mémoires, les thèses, les
communications, publications, rapports internes) Où
localiser l’information (le CERIST?, créer des DATA
Center ?), Comment obtenir l’information (facteurs
de motivation, droits d’auteurs)? quelles sont les
priorités en matières d’information sensible ?.
D’une
manière plus globale il s’agira d’identifier les
points principaux pour donner un souffle nouveau à
la recherche scientifique en tablant sur les
capacités humaines, les accès aux données, le
développement des réseaux intranet et extranet,
l’établissement de liens entre les centres disposant
de ressources de la recherche et enfin mettre en
place des instruments facilitant la collaboration
dans la recherche et la visibilité.
Le
slogan très utilisé chez les anglo-saxons « publish
or perish » est très révélateur de la politique
offensive préconisée par les universités pour
s’assurer une bonne place dans les classements
internationaux, en allant vers des archives ouvertes
pour améliorer l’impact des productions
scientifiques.
Dans le moyen terme,
la Direction Générale de la Recherche Scientifique
travaillera à la mise en place d’une cyber
infrastructure pour ériger des environnements
numériques (ressources documentaires et de calcul)
en termes de données, informations, outils, et
instruments et qui fonctionnent à des niveaux sans
précédents de la capacité informatique, du stockage,
et de transfert de données. D’une manière
simplifiée, cette cyber infrastructure devra offrir
l'ensemble des nouveaux environnements de recherche
qui intègrent des fonctions avancées d'acquisition
(data acquisition), de stockage (data storage), de
gestion (data management), d'intégration (data
intégration), de fouille (data mining), de
visualisation (data visualisation) des données, ou
d'autres services de traitement informatique ou
informationnel. Dans le domaine scientifique, la
notion de cyber infrastructure fait référence à
toute solution technique destinée à établir des
connexions efficientes entre des données, des
ordinateurs et/ou des personnes, dans le but de
favoriser la transmission des nouvelles théories
scientifiques et du savoir. Telle est la stratégie
que souhaite donner la DG-RSDT quant au
développement d’un système national de gestion de la
donnée scientifique.
Prof. M. Sellami
Dg-RSDT
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