|
Installation du
Réseau RASMER
Journée
mondiale des océans 8 juin 2010

Ouverture des travaux du réseau RASMER,
ESSMAL, Alger le 10 juin 2010
A l’occasion de la journée mondiale des océans (8 juin 2010), la
Direction Générale de la Recherche Scientifique et du Développement
Technologique (DG-RSDT-MESRS), a organisé au siège de l’Ecole Supérieure
des Sciences de la Mer et de l’Aménagement du Littoral – ESSMAL- une
journée de travail en vu de l’installation officielle des structures du
réseau algérien des sciences de la mer –RASMER-, et le lancement des
programmes nationaux de recherche dans ce domaine.
Un plan de travail détaillé a été élaboré pour répondre aux priorités
clairement identifiées par les différents ministères et organismes du
gouvernement dans le cadre du plan quinquennal ainsi que des structures
de recherche (laboratoires, unités de recherche, etc.) du MESRS qui
devront mener les actions planifiées pour la durée du PNR. . Il s’agit
de mettre en oeuvre la collaboration et le partenariat décidés au cours
des rencontres organisées durant cette année par les différents acteurs
du domaine.
La rencontre s'est déroulée en trois temps. La première partie a été
consacrée à l’examen des priorités nationales de développement par
secteur d’activité, présentées par les représentants des différents
ministères et organismes au sein des structures du réseau, ainsi que
leurs attentes de la recherche scientifique nationale. La deuxième
partie, a été consacrée à un état des lieux de la recherche scientifique
nationale dans ce domaine (moyens humains et matériels, thématiques
abordées etc.), enfin la troisième a été consacrée à l’examen des voies
et moyens de collaboration.
Lire la
lettre du Réseau RASMER
Recommandations des
travaux du 8.06.09

ATELIER N°1:
BESOINS ET PRIORITES
L’atelier 1-
intitulé Besoins et Priorités a vu la participation 21 intervenants
appartenant à diverses structures et établissements; étaient
représentées à cet atelier :
-
Ecole Nationale
Supérieure des Sciences de la Mer et de l’Aménagement du Littoral (E.S.S.M.A.L),
-
Université d’Oran
(Laboratoire Réseau de Surveillance Environnementale)
-
Université d'Annaba
-
Université de
Mostaganem,
-
U.S.T.H.B (F.S.B),
-
Institut National
d’Agronomie (INA)
-
E.P.A.U
-
Agence Spatiale
Algérienne (ASAL),
-
Service Hydrographique
de la Marine Nationale (SHMN),
-
CRD/CFN,
-
Ministère des Travaux
Publics,
Les principales
préoccupations et priorités discutées et proposées par les participants
durant cet atelier sont :
-
Etablissement d’un
diagnostic national (Etat des lieux) concernant les ressources
humaines et les moyens matériels dans le domaine des sciences de la
mer afin de permettre l’identification des pôles de spécialisation.
-
Mise en place d’un
réseau national d’étude, d’observation, de surveillance et de suivi
de la zone côtière et littorale. Ce réseau doit s’articuler autour
de sous réseaux thématiques dans lesquels s’inséreront les projets
de recherche (qualité du milieu marin, ressources marines
exploitées, biodiversité marine et côtière, indicateurs de suivi,
physique marine,…). Le pilotage de chaque réseau se fera par
structure identifiée en tant que pôle de spécialisation. Dans une
seconde phase réfléchir à intégrer des régionaux ou internationaux
en tenant compte des priorités nationales.
-
Standardisation et
normalisation des méthodes, techniques et protocoles.
-
Mise en place d’un
observatoire (centre national de l’information océanographique) avec
ses supports d’échanges et de communication.
-
Etablissement d’une
carte nationale de la vulnérabilité de la zone côtière et du
littoral : carte des risques et des aléas.
-
Etablissement de
passerelles souples et opérationnelles, les développer et les
intensifier entre les structures de recherche en sciences de la mer
et les secteurs économiques et les utilisateurs.
-
Elaboration d’une
carte courantologie nationale et de cartes bathymétriques de la zone
côtière.
-
Mise en place d’une
plate forme nationale des données spatiales.
-
Mobilisation,
opérationnalisation et développement des moyens nationaux à la mer
(flotte)
-
Intensifier les liens
entre les structure de recherche en sciences de le mer et la marine
nationale, en particulier avec les Gardes Côtes et le Service
Hydrographique de la Marine Nationale
-
Elaboration d’un
référentiel national de cartographie marine.
-
Développer la
recherche relative à l’Aquaculture.
-
Développer la
recherche relative aux aires marines protégées.
-
Développer un pôle de
systématique (taxonomie) marine.
-
Implication et
développement de l’utilisation de l’outil spatial dans les
disciplines des sciences de la mer.
-
Prise en charge de la
problématique des changements climatiques et ses impacts sur la zone
côtière et littorale, notamment concernant la carte de vulnérabilité
et les mesures d’adaptation.
-
Elaboration d’un
référentiel taxonomique marin national.
-
Valoriser les
gisements natures marins exploitables mais non exploitées.
-
Positionner la
recherche nationale en sciences de la mer par rapport au contexte
régional et international.
Commentaire
en plénière après la lecture des rapports des quatre ateliers.
Au cours de la séance
plénière de clôture de cette journée les différents intervenants ont
focalisés sur les points suivants :
-
L’absence de textes
réglementaires et d’une base juridique encadrant les activités liées
à la recherche océanographique en mer.
-
Réfléchir sur
l’opportunité de la mise en commun des moyens à la mer ainsi que sur
un mode gestion de la flotte océanographique nationale souple et
flexible. L’idée de confier sa gestion et sa maintenance à la
marine nationale a été émise.
-
Adapter les
équipements du nouveau navire océanographique que le Ministère de
l’Enseignement Supérieure et de la Recherche Scientifique à décider
d’acquérir aux besoins de la recherche océanographique nationale.
-
Une discussion sur
l’Ecole Doctorale et sur l’opportunité de sa coordination par l’ESSMAL.
-
Mettre en place un
véritable programme de recherche intégrée dans les domaines des
sciences de la mer.
-
Pour rendre effective
les recommandations de cette journée de mobilisation des idées il
y’a lieu de mettre en place de groupes de travail par discipline et
par spécialité.
ATELIER N°2:
PARTENARIAT
Le 08 juin 2009 à 15 h
s’est tenu l’atelier N°2, intitulé "Partenariat". L’objectif était de
définir les cadres de coopération pour une intégration durable des
disciplines et des institutions traitant des problématiques marines et
côtières.
Le Président de la séance
est d’abord intervenu pour orienter les débats, en incitant les
participants à s’exprimer sur les différentes facettes du partenariat,
qu’il soit national ou international, public ou privé, humain ou
matériel. Les vingt participants à l’atelier sont intervenus et ont fait
ressortir en particulier la nécessité d’une mise en réseau des
différents acteurs de la recherche océanographique, en utilisant les
moyens modernes de l’information et de la communication. Cette première
étape rendra plus visible et mieux identifiable la ressource humaine et
matérielle, dans la perspective du partenariat international. Par
ailleurs, les participants ont insisté sur la concrétisation rapide de
ces objectifs, à travers un comité de pilotage à mettre en place
rapidement. A cet effet, des actions prioritaires ont été identifiées,
sur la base desquelles seront basés les projets à venir :
-
Créer un réseau
algérien des Sciences de la Mer, dont la proposition d’appellation
est ’’RASMAR’’. Dans ce cadre, la première étape consistera à mettre
sur le site web de la Direction Générale de la Recherche
Scientifique et du Développement Technologique (DGRSDT) une page Web
qui affichera et mettra en réseau la communauté scientifique
nationale et résidant à l’étranger, structurée et non structurée,
publique et privée.
-
Doter RASMAR d’un
statut juridique définissant ses conditions de création, ses
missions, ses mécanismes de gestion et son financement.
-
Inviter la communauté
scientifique à renseigner le site du réseau RASMAR, qui sera la
vitrine de la recherche en Sciences de la Mer en Algérie (annuaire,
publications, appels à collaborations, rencontres scientifiques, etc…)
-
Renforcer, dans le
cadre de la coopération et du partenariat, les capacités juridiques
des établissements de recherche, tout en assouplissant leurs
dispositions administratives et financières. L’objectif étant
d’accéder plus facilement aux crédits alloués, relatifs aux
financements, dons et legs internationaux.
-
Œuvrer pour la mise en
réseau de RASMAR avec d’autres réseaux nationaux, internationaux ou
supra-nationaux. (OIG), ainsi qu’avec les Organisations non
gouvernementales (ONG).
ATELIER
N°3:GESTION DE LA DONNEE
Durant l’atelier N° 3,
relatif à la gestion de la donnée, plusieurs intervenants venant de
différentes structures étaient présents et qui étaient au nombre de
quatorze. Les recommandations qui ont été proposées par le groupe de cet
atelier sont les suivantes :
-
Etablir un listing des
institutions détentrices de données et d’informations relatives aux
sciences de la mer (Forces navales, ONM, LEM, CRAAG,…etc).
-
Mettre en place des
passerelles permettant l’échange de données entres les différentes
institutions.
-
Encourager les
différentes institutions à la création de leur base de données
propres pour faciliter l’accès et l’échange de celle-ci.
-
Mettre en place une
politique de déclassification de la donnée que se soit au niveau du
secteur de la défense ou le secteur économique (EPIC et EPE). Il est
important d’apprendre et d’accompagner les différentes institutions
à adopter des procéder visant à déclassifier certaines données au
bout d’un certain temps. O ne peut garder des données sous le seau
du secret indéfiniment.
-
Faire un inventaire
des données existantes, pour éviter les redondances et les pertes
financières et axer les efforts sur l’acquisition de données sur des
milieux ou des thématiques non encore explorées.
-
Créer un groupe
interministériel pour réfléchir à une politique national pour la
gestion et l’utilisation des données sous toutes les formes et dans
les différents domaines de recherche.
ATELIER N°4 :
LA FORMATION
La réflexion sur la
formation s’est située sur les deux paliers : graduation et
post-graduation. Après un débat riche et constructif, il en est
ressorti ce qui suit :
Formation graduée
1-Nécessité de la mise en
place d’une commission nationale pédagogique des sciences de la mer
qui aura comme objectifs de:
-
Réformer le contenu
des unités d’enseignements et l’incorporation de nouveaux
programmes en mesure d’apporter des solutions aux problèmes
susceptibles de se poser à l’avenir dans le secteur.
-
Adapter la formation
au contexte socio-culturel et économique dans lequel les sciences
de la mer évoluent.
-
Recenser les
formations existantes pour éviter les redondances.
-
Uniformiser et
standardiser la formation à l’échelle nationale en termes de volume
horaire, de crédit et du socle commun en sciences fondamentales.
-
En matière
d’encadrement, un besoin en enseignants dans les disciplines de
géologie et physique marine a été constaté
-
Assurer une
formation continue des enseignants et du personnel de soutien
de façon à maintenir et à relever le niveau de qualité de leurs
compétences.
-
Acquérir les
moyens nécessaires en matériels didactiques et d’encadrement de
stagiaires pour permettre d’offrir aux étudiants une formation
et un enseignement de très grande qualité dans le domaine des
sciences de la mer
Formation post-graduée.
1- Nécessité de mettre en
place une école doctorale nationale en science de la mer en
collaboration avec les différents établissements du
supérieur.
2- L’objectif de l’école
est d’assurer la formation à la recherche et par la recherche de
docteurs dans le domaine des Sciences de la Mer. Elle vise, par des
enseignements de haut niveau et par une recherche de pointe dans des
laboratoires ou équipes d’accueil reconnues, à former des spécialistes
dans les champs disciplinaires suivants :
o Biologie et
microbiologie marine
o Chimie et pollution
marine
o Géophysique et
géosciences marines
o Géographie et
aménagement du littoral
o Sciences juridiques
o Sciences économiques
-
Recenser les moyens
matériels existants et les mettre à la disponibilité des
chercheurs.
-
Mise en commun des
moyens à la mer
-
Accès à l’information
scientifique (revue, périodique,..) et aux données existantes
-
Favoriser la formation
en co-tutelle.
-
Besoin de créer une
revue nationale des sciences de la mer
-
Nécessite de créer une
société savante en sciences dans le but de contribuer au
développement et au rayonnement des sciences de la mer et d'y
associer l'ensemble des océanographes algériens.
 |