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En plus des 34 PNR plus de cent
(100) actions sont identifiées.
Leur exécution simultanée est
une nécessité impérieuse pour
atteindre les buts fixés.
Les
établissements d’enseignement
supérieur :
La politique de recherche qui
sera menée tendra vers la pleine
participation des enseignants
chercheurs à l’effort national
de recherche soit, l’implication
à l’horizon 2012 de plus de
28000 enseignants chercheurs.
Pour ce faire, des actions
seront entreprises visant,
notamment, à rendre attractif le
métier de développeur, mettre en
place des mesures incitatives au
dépôt de brevets, réaliser des
plateformes technologiques de
fabrication de prototypes et de
préséries aux normes
industrielles, l’enseignement
des outils de modélisation, de
simulation et de fabrication
assistée par ordinateur dans les
disciplines des sciences de
l’ingénieur, mobiliser et
valoriser les capacités
nationales d’études et
d’expertises dans les principaux
domaines des technologies des
procédés de fabrication de
produits et d’équipements.
L’information
scientifique et technique :
la maîtrise du cycle de
production et de diffusion de
l’information constitue un enjeu
stratégique. Les mesures à
prendre concerneront, notamment,
la promotion d’un système
d’observation, en tant qu’outil
d’analyse des principales
dynamiques affectant le système
national d’information et outils
d’aide à la décision,
l’accélération du processus de
mise en place d’un système
national d’information
scientifique et technique, la
production intensive des bases
de données nationales, la
définition d’une stratégie
d’édition et de diffusion des
revues scientifiques nationales.
La coopération
scientifique nationale et
internationale :
Elle constitue un élément
essentiel du système national de
recherche. En effet, à l’ère de
la globalisation, l’ouverture
des chercheurs vers le monde
extérieur reste vitale pour la
qualité et la performance de
leurs travaux grâce, notamment,
à des échanges avec leurs pairs
nationaux ou étrangers
effectuant des travaux
similaires ou complémentaires.
La valorisation
économique de l’activité de
recherche scientifique et de
développement technologique :
Elle constitue la phase ultime
du transfert des produits et du
savoir, des espaces de recherche
vers le monde économique. A ce
titre, un certain nombre
d’actions est à réaliser, il
s’agit, notamment, de mettre en
œuvre une gestion stratégique
par l’orientation de la
créativité de nos chercheurs
vers des thèmes qui ont une
réelle pertinence du point de
vue économique, de mettre en
place des structures de support
à la valorisation, de consolider
le dispositif de valorisation
par la création d’un fonds
d’amorçage en introduisant les
techniques modernes de gestion
de l’innovation.
Le financement de
la recherche scientifique et du
développement technologique pour
la période 2008-2012
sera lié aux objectifs
scientifiques et prendra en
charge toutes les actions
programmées en matière de
programmation, d’évaluation, de
valorisation économique, de
renforcement de l’environnement
de recherche et de son
organisation, de réalisation des
infrastructures et des grands
équipements de recherche, de
coopération scientifique ainsi
que les aspects liés à
l’information scientifique et
technique.
Pour le quinquennat 2008-2012,
les objectifs scientifiques par
grands domaines
socio-économiques et de
recherche sont présentés dans ce
qui suit.
RISQUES MAJEURS.
Afin de réduire les effets
désastreux des phénomènes
naturels, les objectifs
scientifiques visent une
meilleure connaissance de ces
phénomènes par une surveillance
permanente, une évaluation de
l’aléa de ces phénomènes afin
d’en connaitre leur ampleur,
leur répartition spatiale mais
également leur répétitivité dans
le temps.
ENERGIE ET MINES.
Les objectifs scientifiques sont
l’introduction, l’application
voire le développement de
nouvelles technologies dans les
branches d’activités du secteur
de l’énergie et des mines à
savoir : les hydrocarbures, les
mines et l’électricité.
ENERGIE ET
TECHNIQUES NUCLEAIRES.
Dans le cadre du développement
durable, la technologie et les
techniques nucléaires sont
considérées comme le moyen le
plus adapté pour contribuer au
règlement à moyen et long terme,
des problèmes liés à la
production et à la disponibilité
de l’énergie. Les objectifs
scientifiques concernent la
maîtrise et le développement des
axes liés au cycle du
combustible ainsi qu’aux
applications des techniques
nucléaires.
ENERGIES
RENOUVELABLES.
Les principaux objectifs
scientifiques assignés à chacun
des programmes consistent à
évaluer les gisements
énergétiques renouvelables, à
maîtriser et optimiser les
procédés de conversion, de
transformation et de stockage de
ces énergies et à développer un
savoir-faire nécessaire, allant
de l’étude jusqu’à la
réalisation des installations
sur site.
AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE.
Les objectifs de recherche
visent la maîtrise des
techniques d’aménagement du
territoire et de développement
de l’armature urbaine. Quant au
développement des zones arides
et semi arides, les objectifs
scientifiques ont trait à
l’évaluation régionale du
climat, l’inventaire précis et
actualisé des ressources
naturelles, la surveillance
régulière des espaces,
l’évaluation des processus
d’érosion et de dégradation des
milieux arides et semi arides,
la détermination des
potentialités du milieu, la
caractérisation des états de
surfac, le développement des
méthodes de traitement et
d’analyse du milieu aride et
semi aride, l’utilisation de
nouveaux systèmes d’observation
spatiale de la terre, la
constitution de bases de données
structurées, la valorisation et
enfin, la multiplication des
espèces végétales sahariennes.
ENVIRONNEMENT.
Le programme à élaborer doit
viser : la maîtrise de la
modélisation dans le domaine de
la recherche et le développement
des outils d’aide à la décision,
de suivi des méthodes de
diagnostic et de leur mise en
œuvre, notamment la conception
de systèmes d’information
géographique S.I.G., la veille
météorologique et climatique, la
surveillance des écosystèmes, la
prévention des risques et la
détection des agents polluants,
la réduction des tensions sur
les ressources naturelles et la
limitation des atteintes à
l’environnement.
TRANSPORT.
Les objectifs scientifiques,
dans le domaine des transports,
visent le développement et la
mise en œuvre des systèmes
intégrés de surveillance et de
gestion de la sûreté et de la
sécurité du trafic maritime, des
moyens d’exploitation des
matériels de transport et de
leur maintenance, des moyens de
mesure et d’analyse de la
pollution sonore et
atmosphérique générée par les
transports terrestres, des
systèmes d’éducation et de
formation en matière de sécurité
routière et prévention des
accidents de la circulation et
enfin, des systèmes
d’information et de
télécommunication.
EDUCATION
NATIONALE.
Les objectifs scientifiques et
de recherche dans le domaine de
l’éducation et de la formation
ont été élaborés en tenant
compte d’une part, des
difficultés que rencontre le
secteur de l’éducation,
essentiellement en termes de
qualité de la formation-emploi
et d’autre part, des mutations
rapides que connaît la société,
de la pression démographique et
enfin de l’ouverture sur le
monde moderne.
AGRICULTURE ET
ALIMENTATION.
Les objectifs scientifiques et
de recherche portent sur
l’amélioration de la
productivité des systèmes de
production, le développement des
technologies adaptées visant
l’intensification des systèmes
de production et des filières
agro-alimentaires,
l’amélioration génétique et la
protection phyto et zoo
sanitaire, la maîtrise de la
sécheresse à travers la
rationalisation des pratiques
d’irrigation et la voie
génétique pour l’adaptation des
espèces végétales aux conditions
de la sécheresse.
BIOTECHNOLOGIES.
La mise en œuvre des objectifs
scientifiques et de recherche
dans le domaine des
biotechnologies s’effectuera à
travers la mobilisation des
compétences accumulées,
notamment dans le domaine de la
valorisation de la biomasse, la
multiplication et l’amélioration
des espèces et, enfin, dans la
santé humaine et animale.
TRAVAUX PUBLICS.
Les thèmes de recherche à
développer visent l’étude des
propriétés fondamentales des
matériaux et leurs conditions
optimales d’emploi, le
comportement des structures en
environnement difficile, la
caractérisation des matériaux
locaux nouveaux et les produits
de recyclage ou l’élaboration et
le développement de nouvelles
techniques de construction et
d’entretien dans le cadre de la
préservation de l’environnement
avec un souci perpétuel de
réduction des effets des risques
majeurs et des catastrophes
naturelles.
SANTE.
L’effort de recherche sera
concentré autour des grands axes
suivants : la prévention et le
dépistage, la prise en charge
des maladies prévalentes, la
santé de la reproduction, le
développement des ressources
humaines, l’organisation, la
gestion et l’évaluation du
système de santé, l’économie de
santé, les essais cliniques,
l’information sanitaire,
l’information, l’éducation et la
communication, la recherche
appliquée clinique et
thérapeutique, la recherche
fondamentale finalisée ainsi que
l’ingénierie médico-sanitaire et
des produits pharmaceutiques.
RESSOURCES EN EAU.
Les objectifs scientifiques et
de recherche portent sur le
développement des techniques de
mobilisation des ressources en
eau (construction des barrages
et ouvrages hydrauliques),
l’entretien et l’exploitation
des barrages, la gestion
intégrée de la ressource en eau
par bassin hydrographique, la
mobilisation de la ressource en
eau non conventionnelle à
travers le dessalement de l’eau
de mer, la promotion des
techniques de protection de la
ressource en eau, la
réalimentation artificielle des
nappes, les techniques
d’irrigation et la réutilisation
des eaux usées épurées.
SCIENCES SOCIALES
ET HUMAINES, CULTURE ET
COMMUNICATION.
Les recherches menées sur la
société devraient permettre
d’éviter à celle-ci des crises
graves ou, du moins, d’atténuer
les effets qu’elles provoquent.
L’équilibre, la stabilité et la
prospérité sont donc les
principaux objectifs poursuivis
par la recherche dans le domaine
des sciences sociales et
humaines. Les objectifs
scientifiques de recherche
doivent tenir compte de l’état
actuel de développement de la
recherche dans le domaine des
mutations rapides que connait
notre société et enfin, des
moyens disponibles ou à
mobiliser pour leur mise en
œuvre.
SCIENCES
FONDAMENTALES.
La recherche en sciences
fondamentales concerne les
domaines des mathématiques,
physique, chimie, informatique
fondamentale, sciences de la
nature, sciences de la terre et
des sciences de l’univers. Elle
est en général du type recherche
fondamentale quoique, dans
certains cas, des travaux
revêtent le cachet de recherche
appliquée. Elle est menée
principalement au sein des
laboratoires de recherche
universitaire.
TECHNOLOGIES DE
L’INFORMATION ET DE LA
COMMUNICATION :
Le programme de recherche vise
les principaux objectifs pour
asseoir une stratégie
d’accumulation, de maîtrise et
de développement technologique
notamment le domaine de
prédilection des logiciels,
d’accélérer le processus de
recherche-développement
favorisant l’émergence de
l’économie du savoir et enfin de
fédérer l’intelligence qui
résulte de l’accumulation et de
la maîtrise technologiques pour
accroître les opportunités
d’innovation et de création de
la valeur ajoutée dans le
domaine de la nouvelle économie.
TECHNOLOGIES
SPATIALES.
Ce programme par les domaines
scientifiques et technologiques
qu’il met en œuvre, permet de
traiter des créneaux de pointe
(physique spatiale, robotique,
télécommunications spatiales,
géodésie spatiale, génie
logiciel, énergétique,
technologie des petits
satellites,.). Il sera articulé
autour d’un volet technologique
avec le développement des
techniques liées aux nano et
microsatellites, aux lanceurs et
aux instruments embarqués,
d’autre part un volet applicatif
qui traite de l’observation de
la terre pour la connaissance
des ressources naturelles et
leur gestion, la protection de
l’environnement, la prévention
et la gestion des risques
naturels, et les
télécommunications spatiales.
HABITAT,
CONSTRUCTION ET URBANISME :
.Les objectifs scientifiques et
de recherche consistent en la
prise en charge des aspects de
maîtrise des techniques et
technologies liées à l’habitat
en termes de confort thermique,
confort acoustique, économie
d’énergie, habitat
bioclimatique, architecture,
restauration ; à l’urbanisme, en
termes de restauration, de
réhabilitation et d’aménagement
urbain ; à la construction par
rapport au génie parasismique, à
la valorisation et la promotion
des matériaux, des produits et
des composants de construction;
à l’élaboration de la
réglementation technique, aux
aléas et à la vulnérabilité.
INDUSTRIES.
Les objectifs scientifiques
s’articulent autour d’axes de
recherche correspondant aux
branches industrielles jugées
prioritaires dans le cadre du
programme quinquennal et
considérées porteuses en termes
de développement par de récentes
études. Aussi et dans le but
d’accélérer le processus de
restructuration et reconversion
technologiques de l’industrie
nationale, est proposé un
programme en technologies
industrielles dans les domaines
des systèmes de production
intégrés, du génie électrique et
automatique, du génie des
procédés et du génie mécanique.
PECHE ET
RESSOURCES HALIEUTIQUES.
Les objectifs scientifiques et
de recherche dans le domaine de
la pêche et de l’aquaculture
portent sur la connaissance des
ressources biologiques à travers
leur évaluation scientifique
périodique et l’instauration du
suivi de l’effort de pêche, la
préservation et la valorisation
des ressources halieutiques,
l’amélioration de la
productivité des systèmes de
production, le développement des
technologies adaptées visant
l’intensification des systèmes
de production dans les zones
marines à haute réserve et dans
les sites hydriques naturels ou
artificiels propices au
développement de la pêche et de
l’aquaculture, l’exploitation
rationnelle des ressources
naturelles aquacoles tout en
veillant à la protection de
l’environnement.
JEUNESSE ET SPORT.
La recherche scientifique vise
la diffusion et l’introduction
de connaissances et procédés
techniques et technologiques
dans les activités sportives, de
loisirs et d’animation ; elle
contribue à la définition des
politiques de jeunesse et de
sport en matière d’éducation,
d’intégration et de mobilisation
de la jeunesse et ouvre à un
développement humain durable au
sein de la société.
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